Les salpes se présentent sous la forme d'un tube transparent de 1 à 10 cm. En dépit de leur apparence, il semblerait qu'ils possèdent un embryon de système nerveux, ce qui en ferait un animal proche du premier ancêtre des vertébrés.
Ces animaux se reproduisent de manière sexuée et asexuée. C'est à l'issue de la reproduction asexuée que se forment des chaînes constituées de 10 à plusieurs centaines d'individus.
Le seul point non transparent de l'animal est ce qu'on appelle le nucleus, constitué par ses viscères.
L'espèce la plus grande, le Thetys Vagina (fourreau de Thétys, nymphe de la mer et mère d'Achille dans la mythologie grecque), peut tout de même atteindre les 30 cm.

Salpes

Des scientifiques viennent de découvrir récemment que les salpes présentaient la plus grande capacité de filtrage du monde animal.
On pensait jusqu'alors que les salpes ne consommaient que du plancton, mais leur population augmente dans certaines zones alors que le plancton disparait (ce qui dénote une dégradation écologique du milieu). L'explication vient du fait que les salpes sont capables de filtrer des particules d'une taille infime, et donc de se nourrir... des bactéries en suspension dans l'eau.
Leur système digestif transforme ensuite les bactéries et le plancton en des excréments très denses et riches en carbone qui coulent à pic vers le fond de l'océan et vont se mêler aux sédiments.
Ainsi les salpes seraient capable d'épurer leur milieu tout en piégeant du CO2.

Sources : Les salpes, des pièges à CO2 vivants (Futura Sciences), Salpidae (Wikipédia), Thetys Vagina (Doris).

Image : Salp, influencers on the planet's climate par Lars Plougmann, sous licence Creative Commons.